La mondialisation a changé le rythme du progrès auquel doivent impérativement avancer les groupes industriels occidentaux.
Quand la Chine nous fait concurrence avec des niveaux de salaire tellement inférieurs, on ne peut pas se permettre de ne pas travailler de façon excellente et sans la moindre perte de valeur. L’heure n’est plus à l’approximatif.
Mais le progrès ne se décrète pas. Il s’organise. Le plus difficile n’est pas l’acquisition de méthodes mais bien l’implication de toutes les fonctions et surtout de tous les niveaux de l’organisation dans l’exécution du progrès.
Voilà le but d’un Programme d’Excellence Opérationnelle qui veut être durable.
Or on note une véritable prolifération de méthodes qui au cours des 30 dernières années ont porté les noms de : Qualité Totale, Système de Production, TPM, Re-Engineering, Kaizen, Six Sigma, Lean, etc…
L’arrivée de la mondialisation ouvre une nouvelle instabilité méthodologique puisque la délocalisation, en Chine par exemple, permet des performances plus spectaculaires que le Lean en Europe.
Ce manque de continuité dans l’application des méthodes est non seulement un facteur d’échec mais pire encore il décourage le personnel qui comprend vite que ce manque de continuité dans l’effort mené par les dirigeants va conduire l'entreprise à la délocalisation.
Délocaliser n’est pourtant pas une fatalité.